Tout se bouscule pour Fabian Cancellara. Champion du monde du contre-la-montre à Salzbourg, vainqueur de Paris-Roubaix, le Suisse vit à 25 ans sa plus belle année. Mais il ne veut pas en rester là. Pour le coureur de la CSC, ce n'est qu'un début. Il a bien d'autres objectifs et pas des moindres...
En juillet, c'est devant sa télé qu'il avait regardé le Tour de France. Vainqueur du prologue à Liège en 2004, Fabian Cancellara n'avait pas été sélectionné par Bjarn Riis. Le Danois lui avait préféré&hellip David Zabriskie, son dauphin jeudi, à Salzbourg. "J'ai été très déçu de ne pas disputer le Tour de France" , explique le Suisse. Il m'a fallu un peu de temps pour digérer, mais cela m'a aussi permis de très bien préparer ce championnat du monde. On ne peut jamais être certain de gagner un contre-la-montre parce qu'il faut cumuler le même jour l'aisance, la chance et le physique, mais je peux dire que c'est très plaisant d'aller aussi vite."
Vite. C'est un peu le crédo de Fabian Cancellara. L'homme n'est pas du genre à prendre son temps. Cette année, il est passé à la vitesse supérieure dès le mois d'avril avec une victoire sur Paris-Roubaix. Histoire de prouver qu'il est bien plus qu'un simple rouleur. Histoire aussi de progresser. "Je construis ma carrière jour après jour, objectif après objectif", dit-il. Après ma victoire dans le prologue du Tour de France en 2004, j'ai focalisé sur Paris-Roubaix et le championnat du monde du contre-la-montre. J'ai la chance d'avoir gagné ces deux courses la même année."
"Je vais entrer dans mes plus belles années"
Sacré champion du monde du contre-la-montre juniors (1998 puis 1999), le coureur Helvète avait recueilli l'argent chez les Espoirs (2000) avant de goûter au bronze l'an passé chez les "grands", à Madrid. L'or de Salzbourg est donc une marche de plus de gravie dans son ascension. Pas rassasié pour autant, Cancellara estime que cette moisson de lauriers n'est que le début d'une carrière qu'il voit riche en titres. "Je vis la plus belle année de ma carrière et je suis rassuré, à 25 ans, de me dire que je vais maintenant entrer dans mes plus belles années. Cela m'ouvre de grandes perspectives."
Huit ans après son premier titre mondial, Cancellara est de nouveau sur le toit du monde et compte bien y rester. Sur la course en ligne dimanche, ses chances sont moins grandes que sur le chrono. D'abord parce que les prétendants sont nombreux. Ensuite, parce que le profil n'est sans doute pas fait pour lui. Il le sait bien et se projette de toute façon bien plus loin que la fin de la semaine. En visant toujours aussi haut. "Maintenant, je vais travailler encore plus dur pour gagner Milan-San Remo et le Tour des Flandres" . Vite, toujours plus vite. Le Suisse ne veut pas perdre le rythme. Celui de la victoire.

C'est un italien, sous le nom de Paolo Bettini qui s'est imposé dimanche lors des championats du monde sur route à Salzbourg. Après s'être montré plusieurs fois très entreprenant, le coureur de la Quikstep s'impose au sprint devant Eric Zabel l'allemand et Alejandro Valverde l'espagnol. Il succède ainsi à Tom Boonen vainqueur l'année précédente.
Azevedo, Beltran, Ekimov ou encore Savoldelli et malgré le retour de Levi Leipheimer.

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