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Vendredi 24 novembre 2006
Un journaliste de l'Express était présent et a vécu l'évenement.
Récit d'un évènement qui devait être un spectacle et qui tourna au cauchemar pour ce supporter.


Après le match, je me suis rendu Porte de Saint-Cloud, à 300 mètres du Parc des princes, car la tournure de la rencontre (défaite du PSG) et la présence d'au moins 15 000 supporters de Tel Aviv, français ou israéliens, faisaient craindre des accrochages avec la frange la plus violente des fans du PSG.

"Reste derrière moi, reste derrière moi !"

Vers 22 h 50, alors que j'arrive à proximité de la station de métro Porte de Saint-Cloud, les premiers incidents éclatent. Quelques centaines de parisiens, pour la plupart très jeunes, cherchent à s'en prendre, ici ou là, à des supporters adverses (rares à cet endroit). Les policiers chargent et les repoussent vers l'esplanade de la Porte de Saint-Cloud, une place très vaste, entourée de cafés, de restaurants, d'une église, d'une grande station de bus et d'un dépôt de la RATP. Le match est fini depuis moins de vingt minutes mais il y a encore foule sur la place. Peu de policiers, en revanche. Une discrétion surprenante dans la mesure où ce secteur est traditionnellement celui où les fans parisiens les plus durs (ceux de la tribune Boulogne, réputés sensibles aux thèses d'extrême-droite), se rassemblent après les rencontres.

Alors que j'arrive moi-même sur la place, certains parisiens se précipitent vers la station de bus, où ils essaient, semble-t-il, de poursuivre quelqu'un. Puis le groupe en question rebrousse chemin et commence à menacer, à distance, un homme marchant à vive allure au milieu de la chaussée. Je le vois: c'est un Noir d'une trentaine d'années, assez grand, vêtu d'un pull en laine beige. Il a en main une grosse bombe de gaz lacrymogènes et tente de faire face à une foule de plus en plus hostile. A l'évidence, il cherche à protéger quelqu'un, situé près de lui, (j'apprendrai par la suite qu'il s'agissait sans doute d'un supporter de Tel Aviv) et lance à plusieurs reprises: "Reste derrière moi! reste derrière moi!".

Les assaillants pressent le pas, l'insultent. Il recule, panique, essaie de partir à droite, perd sa bombe lacrymo, la ramasse, recule à nouveau. Et la foule continue d'avancer, quelques dizaines de jeunes aux avants-postes; deux à trois cents à l'arrière. Le jeune Noir regarde autour de lui, comme s'il cherchait de l'aide, mais il n'y a toujours pas de policiers visibles sur la place. Il faut fuir, maintenant, pour échapper au lynchage. Il court alors en direction du Mac Donald's, de l'autre côté de la place. Sur la gauche de l'établissement se trouve l'immense portail d'un dépôt de la RATP. Cette partie de la place est mal éclairée, et ne saurait constituer un refuge. C'est à ce moment là, peu avant 23 heures, que le drame se produit. Je n'y assiste pas directement, car je suis encore une cinquantaine de mètres plus haut. Mais je constate un mouvement de foule, comme si le "fugitif" était rattrapé par ses agresseurs à proximité du dépôt. Plusieurs personnes crient "Il a un flingue, il a un flingue". Et puis soudain, un coup de feu claque. Je me précipite. Je ne remarque aucune victime mais je constate qu'il a trouvé refuge dans le Mac Donald's où plusieurs clients sont attablés.

"C'est un flic !"

Ses poursuivants l'ont vu. Ils prennent le restaurant d'assaut, brisant les vitres à coups de pieds.  A l'intérieur, le jeune homme sort une arme. C'est la première fois que je la vois. Puis un talkie-walkie. Alors, seulement, je comprends qu'il s'agit d'un policier. "C'est un flic, c'est un flic!", crient les assaillants, qui semblent également découvrir sa qualité de policier. D'autres continuent d'hurler "Sale nègre" ou "Bleu Blanc Rouge, la France aux Français!" Une haine raciste décuplée par la rumeur qui enfle très vite: le coup de feu aurait fait un "blessé grave". Dans un premier temps, je pense qu'il s'agit d'une rumeur.

Les minutes suivantes sont d'une extrême violence. Le policier, l'arme au poing, braque son arme sur les agresseurs, de plus en plus nombreux, regroupés devant le Mac Do. Lui, bien sûr, se trouve toujours à l'intérieur, protégé, en quelque sorte, par les vitres du restaurant qui cèdent une à une. Comme les renforts tardent, il cherche à se réfugier à l'étage, avec les clients. Les agresseurs tentent de pénétrer dans l'établissement mais y renoncent assez vite, de peur d'être coincés. Au total, la police mettra une bonne dizaine de minutes à intervenir. Une éternité. Surtout le soir d'une rencontre de football ayant mobilisé plus de 600 hommes à deux pas de là.

Sur la place de la Porte de Saint-Cloud, c'est toujours la confusion la plus totale. Les supporters sont furieux; ils hurlent "Il y a un blessé, c'est une bavure, il y a un blessé", ce qui attise la violence de ceux, racistes ou non, qui n'ont pas assisté au début de la scène. J'aperçois le corps là-bas, devant la porte lattérale du dépôt de la RATP. Il s'agit paraît-il d'un très jeune homme. Des gars de la tribune Boulogne tentent de le soigner en lui passant de l'eau sur le visage. Selon eux, il a été touché à la poitrine. Complètement paniqués, ils disent avoir alerté les secours, qui n'arrivent pas. Moi-même, j'essaie de demander de l'aide mais les pompiers et le Samu, eux aussi, mettront plusieurs minutes avant d'arriver.

Ce retard peut s'expliquer par la tension ambiante autour du Mac Do - les forces d'intervention balancent des gaz lacrymogènes - mais il est tout de même surprenant qu'un soir de match, à trois minutes à pieds d'un stade sous haute surveillance, les services de secours mettent plus de dix minutes à agir. Précision importante: à aucun moment les supporters du PSG ne s'en prennent aux pompiers, s'efforçant au contraire de faciliter leur intervention.

Il est alors 23h12. Les pompiers déplacent le blessé à l'intérieur des locaux de la RATP, hors de vue de la foule, et tentent de le sauver.Quelques minutes plus tard, j'apprends sa mort. Il se prénommait Mounir, il avait ses habitudes dans la tribune Boulogne. Les policiers de Renseignements généraux de la préfecture de police de Paris, spécialistes de la question hooligan, l'avaient paraît-il repéré parmi les "Indépendants", la frange la plus violente des fans du club de la capitale.

Dans le même temps, je comprends qu'un autre supporter - âgé d'environ vingt-cinq ans - a été blessé par balle (un poumon perforé). Il est soigné aux Trois Obus, la brasserie voisine. Lui aussi fréquentait semble-t-il les travées de la tribune Boulogne. Même s'il est sérieusement atteint, ses jours ne seraient pas en danger. Y aurait-il donc eu un second coup de feu? Pour ma part, je n'en ai entendu qu'un. Idem, à ma connaissance, pour les autres personnes présentes. L'enquête devra dire si la même balle a fait deux victimes, et à quel endroit celles-ci se trouvaient précisément au moment où elles ont été atteintes.

A partir de 23h30, les forces de l'ordre reprennent le contrôle du quartier. Elles protègent le Mac Do, où se terrent toujours l'auteur du (ou des) coup(s) de feu et les clients. Les autorités policières investissent les lieux: l'état-major de la PJ, le préfet, et enfin les enquêteurs de l'Inspection générale des services (IGS, la police des police). Ces derniers héritent du dossier dans la mesure où un policier (membre de la brigade du métro et non d'un service chargé du maintien de l'ordre au Parc des princes) est impliqué. "Nous n'avons rien, nous partons de zéro", lâche un magistrat du parquet de Paris, visiblement perplexe. Il sait que les investigations s'annoncent difficiles. Avec des questions cruciales: le policier était-il directement menacé par les personnes touchées? Pourquoi n'a-t-il pas tiré en l'air? Portait-il ou non un brassard "POLICE"? Peut-on estimer qu'il a agi en situation de légitime défense? Seule certitude:  plusieurs dizaines de personnes se précipitaient sur lui et voulaient l'agresser en raison de sa couleur de peau.

Il est maintenant plus d'une heure du matin. A l'étage du Mac Do, le jeune policier est interrogé par un collègue de l'IGS. Il est là, les mains sur la table, le regard perdu, comme emporté par un drame qui le dépasse. Dehors, l'agitation est retombée. Le blessé des Trois Obus a été évacué vers un hôpital. Dans le dépôt de la RATP, le corps de Mounir est recouvert d'une bâche blanche.

Pour info c'est le PSG qui a perdu 2-4 contre l'Hapöel Tel-Aviv.
Cet évènement remet bien sur la sécurité présente dans les stades. J'attend donc vos réctions !
Par famati - Publié dans : Football
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Vendredi 24 novembre 2006
Le Tracé du Tour 2007 :
Par famati - Publié dans : Cyclisme
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Jeudi 23 novembre 2006

Kronos Racing commence à parler du WRC 2007. L'équipe belge a l'intention de faire rouler des Citroën, en championnat M2.

Marc Van Dalen, copropriétaire de Kronos Racing, rappelait encore récemment dans la presse que le Mondial 2006 avait beaucoup puisé dans les organismes de ses hommes, et à quel point la campagne 2007 s'annonçait incertaine. Le présent en montre déjà des signes. En Australie, les Xsara des Espagnols Xevi Pons et Dani Sordo avaient retrouvé leur rouge Citroën Sport, le partenariat avec Altadis (Gauloises) ayant vécu ses treize sorties contractuelles.

En 2007, l'équipe belge n'aura pas le soutien du manufacturier franco-espagnol de tabac -législation sur la publicité oblige- et elle reprendra sa liberté vis-à-vis de Satory, pour laquelle elle était prestataire cette année.

Jean-Pierre Mondron a levé un coin du voile sur le projet WRC 2007, jeudi. "Du fait des résultats obtenus cette année par les Xsara et les équipages du Team Kronos Total Citroën, nous avons naturellement un certain nombre de contacts avec des annonceurs et des pilotes", a indiqué l'autre propriétaire, à parité, de Kronos Racing. "Nous envisageons de constituer un Team M2 (Constructeurs 2) qui alignera deux Citroën sur chacune des seize manches du calendrier. Notre ambition est de faire bénéficier nos futurs partenaires de notre expérience en championnat mondial, qui s'est considérablement enrichie cette saison, et de notre proximité technique avec Citroën Sport. Un package solide, qui devrait nous permettre de compter parmi les outsiders de choix&hellip"

Xevi Pons était la raison de la présence du bleu de Gauloises sur les Xsara en 2006, et inversement aussi. Rien n'indique aujourd'hui que l'Espagnol a trouvé un financement comparable pour garder sa place. Jean-Pierre Mondron évoque l'engagement de deux Citroën, sans préciser s'il s'agira de C4 ou de Xsara. Le maintien de cette dernière est l'hypothèse la plus probable.

Par famati - Publié dans : Rallye
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Mercredi 22 novembre 2006

L'Olympique lyonnais a fait match nul hier soir contre le Real Madrid (et oui pour une fois).
Le score en est resté a 2-2 alors que les galactique avaient un penaltie dans les dernière minutes mais Van Nisteroy ne l'a pas mis au fond !
Ce qu'il faut retenir en positif pour la suite du club français c'est le super match de Carew auteur d'un superbe but. L'attaquant norvégien sera un aout très précieux pour les prochains matchs lyonnais.

De son côté le LOSC n'arrive toujours pas à ganer en ligue des champions ce sera peut être contre le Milan AC la prochaine fois. Les lillois ont obtenu le match nul 2-2 contre Anderlecht. Ce sont pourtant eux qui ont dominé le match et qui aurait mérité la victoire mais à chaque but marqué à leur avantage les "jeunes" se sont relachés et ont eu donc un retour ! Claude Puel à donc encore du travail à faire de ce côté là. Vous me direz c'est peut être qu'une question de fati gue mais à chaque fois Lille à sut en remettre un autre quand ils s'en prenaient un donc je dirais que c'est plutôt du relachement.
Les dogues sont maintenant dans une situation délicate car lls doivent réaliser l'exploit contre le Milan AC pour se qualifier !
Par famati - Publié dans : Football
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Dimanche 19 novembre 2006

Roger Ferderer a remporté son mème titre en master cup face à un James Blake "bridé". Le suisse, numéro 1 mondial termine l'année avec 45 tournois remportés et 92 victoires pour seulement 5 défaites ! Respect.

Roger Federer a rectifié le tir. Tombé l'an passé contre toute attente sous les balles d'un David Nalbandian, exceptionnel rescapé de l'aventure 2005, le Suisse a récupéré son bien en s'octroyant son 3e titre en Masters Cup, après deux trophées conquis en 2003 et 2004. Les balles prêtes dans le chargeur, "Rodgeur" a fait parler son efficacité pour ajuster sa cible et viser dans le mille.

James Blake, sa cible justement, fait figure bien pâle face au monstre d'efficacité qu'est Roger Federer cette saison. Le Suisse disputait sa 4e finale de Masters Cup d'affilée, lui qui tient le haut du pavé mondial pour la 3e année consécutive. Pourtant, l'Américain a réalisé la meilleure saison de sa carrière, avec une 4e place mondiale, cinq titres en poche pour huit finales, dont une de Masters Series à Indian Wells et une autre, donc, de Masters Cup.

Blake sans réaction

Mais pour ces deux derniers tournois, un homme lui a toujours barré la route. Le même qui l'a battu cinq fois en cinq confrontations et qui lui a fait perdre tous ses moyens à Shanghai. Dès le premier set, on sent un James Blake fébrile. Sans être irrésistible de son côté, Federer ne commet pas les erreurs aux moments stratégiques du match, contrairement à son adversaire qui ne parvient pas à enchaîner des points importants. Le premier set est sans appel : Blake s'incline 6-0 en 26 minutes.

Touché moralement, l'Américain sort la tête de l'eau au 8e jeu du match en remportant sa première mise en jeu. Ses premières balles se faisant rares, Blake est breaké deux jeux plus tard pour la 4e fois de la partie. Après une heure de jeu, Federer mène deux manches à rien et a déjà les yeux tournés vers le trophée. Avec deux breaks d'avance dans la troisième manche grâce à des passings exceptionnels dont lui seul a le secret, le Suisse perd contre toute attente son service au moment de conclure le match... Mais ce qu'on prenait pour un sursaut de l'Américain se transformera en balle perdue, le n°1 mondial concluant en touchant Blake en plein coeur, sur un jeu blanc.

Face à l'ogre Federer, qui a égalé Thomas Muster avec 12 titres en une saison et rejoint Boris Becker et John McEnroe avec une 3e victoire en Masters Cup, que pouvait faire James Blake, qui n'avait pris qu'un seul à Roger Federer en cinq matches ? Même Rafael Nadal, vainqueur quatre fois du Suisse cette saison sur ses cinq défaites enregistrées, n'a rien pu faire pour le déstabiliser en demi-finale. Avec sa 92e victoire de l'année pour cinq revers, le n°1 mondial redevient le maître de Shanghai, mais reste bien la plus fine gachette de la planète tennis.

(source eurosport)

Par famati - Publié dans : Tennis
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